Publié le jeudi 28 octobre 2004
Promenade
Il faisait magnifique dehors. Je sortis de la maison et m'engageai sur la bordure de la route qui, ces temps-ci, était parsemée de jolies feuilles rouges et oranges. Je me relevai la tête et observai l'immense vide au-dessus de ma tête. Mon réflexe initial était toujours de chercher mon étoile, celle qui ne semblait briller que pour moi. À cette heure-ci, elle était plus vers l'est. Je décidai, à mon habitude, de suivre mon étoile. Comme dans le Testament, l'étoile est mon guide, elle m'a, à maintes reprises, amené à des endroits que jamais je n'aurait soupçonné. Je marchai donc dans les rues sombres éclairées partiellement par les belvédaires. L'air était frais, il y avait une odeur d'automne; vous savez, quand vous fermez les yeux et que vous vous imaginez, enfant, sautant dans un tas de feuilles. Eh bien, je me sentait exactement comme cela. J'avais apporté avec moi un de mes livres favoris, un recueil de poèmes de Lamartine. Enivrée par cette odeur qui me rappelait celle de mon enfance, je décidai d'aller au parc, au pied d'un arbre, et de me plonger dans ma lecture. Je me dirigeai vers le bout de la rue, qui était finalement un cul-de-sac. Plongée dans mes pensées, je n'avais pas pensé à l'endroit où je me dirigeais, et j'étais dans un quartier que je ne reconnaissais pas. Au bout du cul-de-sac, se trouvait une forêt dense qui ne semblait que m'appeler. Je me demandai ce que je faisais là et, me rappelant ce qui m'avait amené là, fixai mon étoile. Elle était juste au-dessus de la forêt. Intriguée, et surtout attirée par le magnétisme de cette forêt, je m'enfonçai donc dans la noirceur, ayant, pour le moment, oublié ce pourquoi j'étais venue. ...
par Caro | le 2004-10-28 12:59:37 | PERMALIEN
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